Archives d’Auteur: Marine-Ella Delazur

À propos de Marine-Ella Delazur

Journaliste (et bloggueuse) pour FMA, chargée de la rubrique "Côté Moldu" destinée à faire découvrir aux sorciers qui nous lisent ce qu'il se passe de l'autre côté de la cathédrale. Après de brillantes études à Beauxbâtons, Marine-Ella s'est tournée vers le journalisme après son stage à la Gazette du Sorcier à Londres. Ayant toujours eu la note "Optimal" en Étude des Moldus, c'est à elle que s'est adressée France Magique Aujourd'hui dans la création de la rubrique consacrée à la culture et à l'actualité moldue.

J’ai testé pour vous… le Muggle Quidditch : un sport de coopération entre Moldus et sorciers

Avec la popularisation de la série Harry Potter, les Moldus ont découvert le Quidditch, notre sport préféré au niveau international. Nous en connaissons tous les règles, sept joueurs et trois balles. Parmi les joueurs, trois Poursuiveurs tentent de marquer avec le Souaffle les buts (valant 10 points chacun) que le Gardien doit protéger. De son côté, l’Attrapeur doit se saisir du Vif d’or pour mettre fin au match et faire gagner 150 points à son équipe. Enfin les deux Batteurs tentent de faire pencher la balance en faveur de leur équipe en envoyant des Cognards sur les joueurs adverses. Et le tout se joue dans les airs, sur des balais.

Terrain de Quidditch de Poudlard.

Terrain de Quidditch de Poudlard.

Des équipes mixtes

Des sorciers, associés avec quelques Moldus, créèrent le Muggle Quidditch afin de populariser la pratique du jeu tel que décrit dans le roman de Mme Rowling. Les Moldus étant incapables d’utiliser la magie et de voler de manière individuelle et contrôlée, de nouvelles règles et méthodes de jeu ont été inventées. En effet, quelques instruments tels que l’avion et le deltaplane leur permettent tout de même de s’élancer dans les airs mais pas dans des conditions suffisamment optimales pour jouer au Quidditch sorcier. Bien entendu, on ne verra jamais une finale de Coupe du Monde opposant l’équipe sorcière de France contre l’équipe moldue des Etats-Unis, ou du moins, pas dans l’immédiat.

Certains sorciers jouent cependant au Quidditch moldu avec les non-sorciers. Cette intégration est encouragée par certaines associations, telles que la QFE (Quidditch For Everyone), soutenue par Mme Rowling elle-même, ou encore QU (Quidditch Unity) qui promeut l’unité des peuples magiques ou non par le sport. Cela permet aux jeunes sorciers de rencontrer des Moldus de leur âge et de combattre les préjugés. Du côté des Moldus qui pratiquent ce sport, ils s’intègrent dans un monde qu’ils ont appris à connaître, et à aimer. Etant souvent ouverts d’esprits par rapport à la magie, ils sont les rencontres idéales pour des sorciers.

Les règles du Quidditch moldu

C’est en 2005 que l’on voit apparaître ce sport au sein d’une université américaine, Middlebury College dans le Vermont. Tout comme dans le Quidditch traditionnel, il y a sept joueurs : trois poursuiveurs, deux batteurs, un gardien et un attrapeur. Cependant, lorsque l’on s’intéresse de près à ces postes et aux balles qu’ils utilisent, la différence avec notre sport est marquée. Le Quidditch moldu s’apparente plutôt à un mélange de rugby, de handball et de balle au prisonnier.

Une partie de Quidditch moldu.

Une partie de Quidditch moldu.

Le Souaffle se joue à l’aide d’une balle de volley sous-gonflée : les Moldus, n’ayant pas de baguette magique, ne peuvent pas aisément réparer les dégâts causés par une balle dure lancée à toute vitesse sur un visage. Cela leur permet aussi de tenir plus facilement le ballon à une seule main. Une seule main, parce que tout comme les sorciers, les Moldus jouent avec un balai entre les jambes, qu’ils doivent donc maintenir ! Les poursuiveurs doivent s’échanger le Souaffle de manière à marquer des buts dans l’un des six cerceaux placés à des hauteurs différentes (comme chez les sorciers) de chaque côté du terrain : un cerceau est situé à 1 mètre du sol, le deuxième à 1,4 mètres et le dernier à 2 mètres. Ils sont protégés par un gardien.

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La nouvelle provocation de J.K. Rowling

Le 12 septembre 2013, un nouveau scandale a frappé la communauté magique. Et une fois de plus, la romancière Mme Rowling en est l’épicentre. Associée à la société de production cinématographique moldue, Warner Bros, celle-ci a accepté d’écrire le scénario d’une nouvelle série de films basés sur le monde magique. Il n’est plus question ici de Harry Potter mais d’un éminent sorcier que nous connaissons tous depuis nos premiers jours d’école : Newton Scamander. Il est plus connu en France sous le nom de Norbert Dragonneau. Son histoire mérite un bref rappel.

Le parcours remarquable d’un amoureux des bêtes

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Après des études dans la maison Poufsouffle à Poudlard, Newt a rejoint le ministère de la Magie au département de contrôle et de régulation des créatures magiques, dont il gravit rapidement les échelons jusqu’à la mise en place du Registre des loups-garous en 1947 et l’interdiction de l’élevage expérimental en 1965. C’est sa mère, éleveuse d’hippogriffes de compagnie, qui lui a transmis sa passion pour les animaux fantastiques.

Cet intérêt est remarqué par l’éditeur de la maison Obscurus, qui lui demande de s’atteler à la rédaction du manuel scolaire Vie et habitat des Animaux Fantastiques, publié pour la première fois en 1927. Celui-ci fait toujours référence dans nos écoles de magie, grâce à une actualisation régulière du contenu, et a même été publié au sein du monde moldu en 2001. Cela a d’ailleurs provoqué des controverses au sein du monde sorcier, mais Mme Rowling a assuré que les Moldus pensaient l’œuvre comme étant sienne. Pour éviter d’être accusée d’enrichissement sur le dos d’autrui, les bénéfices sont reversés à une association caritative.

Les dessous de l’adaptation cinématographique

Il semblerait que la famille Scamander ait donné son accord pour une adaptation de sa vie au grand écran moldu, à condition que Mme Rowling assure l’écriture du scénario. De cette manière, la famille conserve un droit de regard sur l’adaptation qu’elle n’aurait pu obtenir si la Warner Bros était seule aux commandes. Cette société américaine ignore tout de la réalité de notre monde et le voit plutôt comme un coup de génie marketing qu’il convient de ne pas laisser filer.

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Retour de « Côté Moldu »

Chers lecteurs,

Après plus d’un an d’absence – un an, deux mois et six jours très exactement –  je reviens. Je suis vraiment désolée pour mon absence et surtout, de ne pas vous avoir prévenu. Vous devez vous imaginer que j’ai passé un an à chasser des dragons, interviewer des vampires ou prendre des photos de géants. Et bien… désolée de vous décevoir, mais rien de tout cela.

La vérité ? J’écrivais un mémoire de recherche sur la possibilité d’une coopération économique et financière entre les sorciers et les Moldus. Vous trouvez cela barbant ? En tout cas, pas moi ! Toujours est-il que tandis que je m’attelais à la rédaction de mon mémoire, j’ai eu moins de temps à consacrer au journal, et j’ai pris la liberté de me mettre en année de césure.

Pourtant, je n’ai jamais oublié ce blog que j’avais commencé, destiné à mettre en lumière les rapports entre les sorciers et les Moldus dans notre vie quotidienne, rapports dont nous n’avons pas toujours conscience. Et aujourd’hui, je pense que le moment est venu de le reprendre. J’espère que vous me pardonnerez et apprécierez les nouveaux articles à venir.

Je termine ce message, que je vous adresse directement, par des remerciements. J’ai remarqué que de nouveaux fans investissaient régulièrement la page Facebook de « Côté Moldu », et cela m’a confortée dans ma décision de reprendre la rédaction de ce blog.

Magiquement,

Marine-Ella.


Acromantules en Inde : l’enquête continue.

Ces derniers jours, les Moldus se sont emballés pour une histoire d’araignées géantes qui auraient envahi un village et tué des habitants en Inde. Chez les sorciers, on pense aux Acromantules, vraisemblablement des jeunes. L’alerte a cependant été vite donnée grâce à des sorciers vivant dans les environs. L’un d’eux, guérisseur au sein du village, a réussi à camoufler les blessures aux yeux des Moldus. En effet, le temps que les autorités magiques indiennes se rendent sur place, les acromantules avaient déjà fait deux morts et plusieurs blessés. Tous les témoins de l’attaque ont vu leur mémoire modifiée et leurs blessures guéries. Cependant, certains se sont échappés répandant la rumeur d’araignées géantes dans le reste du monde.

Cependant, la rationalité excessive et légendaire des Moldus a mené à une contre-enquête qui a conclu que cette histoire n’était que rumeurs et que rien ne permettait de vérifier sa véracité. Le secret magique est donc toujours sain et sauf. Pourtant, la présence d’acromantules a été interrogée. S’agit-il d’un acte malveillant ? Ou la raison est-elle naturelle ? Leur espace vital a été réduit depuis de nombreuses années, due à l’urbanisation effrénée de l’Inde. Une enquête conduite par des experts nommés par la communauté internationale de la Magie devra en conclure.


FLASH INFO : Le nouveau Président de la République apprend notre existence

Selon des sources proches du Ministre de la Magie, le Président François Hollande aurait appris notre existence dans la nuit, à son retour d’Allemagne, comme le veut l’usage. Depuis 1789, les chefs d’État apprennent la réalité de la communauté magique en France. Pourquoi pas avant ? Tout simplement parce qu’avant la Révolution, le Roi de France était généralement sorcier et choisissait lui-même le Ministre de la Magie.

François Hollande aurait eu la réaction habituelle: ne pas y croire et chercher la caméra cachée. Mais quand preuve fut faite, par notre Ministre, il serait resté coi sur sa chaise. Enfin, juste avant que notre Ministre ne quitte les lieux, il aurait soupiré : « C’est donc ce que Sarkozy disait ce matin… Il n’y a pas que la bombe nucléaire à gérer… »

Qu’est-ce que Nicolas Sarkozy, ancien Président de la République, lui aurait dit ? Cela, personne ne le sait, le Ministre n’ayant pas pris la peine de demander.

Plus d’informations à venir dans un article sur le rôle du Président de la République auprès des sorciers.


Le « test sanguin magique » a-t-il réellement été inspiré par Harry Potter ?

Depuis quelques jours, une information circule dans les médias moldus, comme sur Futura Sciences pour n’en citer qu’un. Des chercheurs australiens auraient développé un test de groupe sanguin « magique », directement inspiré du journal de Tom Jedusor dans le second opus de Harry Potter. En effet, il suffirait d’apposer un peu de son sang sur le papier mis au point par les scientifiques pour découvrir aussitôt son groupe sanguin, son rhésus. Aussitôt, les médias se sont emparés de l’affaire, clamant que Harry Potter inspire la science. Qu’en est-il vraiment ? L’article dont j’ai donné le lien ci-dessus explique qu’il n’y a rien de magique dans ce test sanguin, à grands renforts de mots scientifiques.

« Le principe n’a rien de magique et se base sur l’affinité particulière qui existe entre les protéines de surface des globules rouges (qui définissent le groupe sanguin) et certains anticorps. Ces anticorps sont disposés en forme de lettres (A pour les anti-A, B pour les anti-B, et de manière à former un « + » pour obtenir le rhésus) dans un papier bioactif, hydrophobe partout sauf à l’emplacement des anticorps. » [1].

Test sanguin Harry Potter - © Monach University

Test de groupe sanguin. La lettre A indique le groupe sanguin, le O est donc barré. Le signe + indique que la personne est de rhésus positif  – © Monach University

Un sorcier impliqué

La réalité est toute autre. Parmi les chercheurs, se trouvait un sorcier. Son nom n’a pas été dévoilé mais quelques officiels australiens ont annoncé lors d’une conférence de presse qu’il ferait l’objet d’une surveillance attentive. En effet, l’explication donnée par les Moldus – et Merlin sait que les Moldus ont besoin d’explications rationnelles sur tout ! – est fausse. Il s’agit en fait d’un sortilège mis au point par le sorcier-chercheur, pour tenter d’améliorer la situation dans les pays en voie de développement.

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Pottermore : Des craintes fondées ? 1ère partie

Dans mon précédent article du 14 avril 2012, les enjeux du site Internet interactif Pottermore avaient été mis en avant ici même. Comme promis, votre fidèle journaliste s’est empressée de s’y inscrire afin de l’explorer et d’en évaluer les dangers. La réponse ? Aucun danger réel n’est visible et l’accord avec le Ministre de la Magie semble avoir été respecté… Seulement, il n’y a que le premier tome qui soit actuellement en ligne et il n’est donc pas possible d’évaluer l’impact total.

La question du fichage

Tout d’abord, pour s’inscrire, il faut remplir quelques données personnelles, ce qui fait vaguement penser à un fichage informatique des utilisateurs. Selon mes sources, la demande était double. D’abord, pour des questions marketing (ce qui concerne plus les Moldus que nous autres) mais également… pour des questions politiques. En effet, le Ministère de la Magie aura accès à cette liste. Pourquoi ? Pour des raisons statistiques, selon un représentant du département de Communication magique du ministère de la Magie française. Chaque ministère aura en effet une liste des inscrits dans son propre pays.

Des raisons statistiques, vraiment ? Pour l’association PVP (PotterVie Privée), il s’agit d’un scandale. Pour eux, l’entreprise de fichage, loin d’être purement statistique permettrait aux dirigeants en place de prendre connaissance des sorciers favorables à une révision du Code International du Secret Magique et de les surveiller dans leurs agissements. Le Ministère dément. Affaire à suivre donc…

Un réseau social ?

Une fois donc que l’on est considérés magique – quelle surprise… ! – l’on accède à la page principale de Pottermore.

Page d'accueil de Pottermore

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Pottermore : Retour sur une bataille judiciaire

Logo Pottermore

Après des années de bataille judiciaire avec le Ministère de la Magie outre-Manche, J.K. Rowling a réussi à ouvrir, ce matin au grand public, sa plate-forme interactive sur l’Internet : Pottermore. Ce site se veut une prolongation de « l’expérience Harry Potter » débutée avec les romans, en permettant une participation des fans. Ainsi, ceux-ci pourraient découvrir des éléments exclusifs sur chacun des livres de la saga à travers des dessins inédits, des jeux, des commentaires de l’auteur, afin de s’immerger dans l’univers de la magie. Cela vous paraît banal, peu digne de l’intérêt de la justice magique ?

« Une infraction grave et éhontée du Code International du Secret Magique »

Ce qui a posé problème aux juges du Magenmagot ne sont pas les quelques représentations des scènes des livres « Harry Potter », ni les duels ou les préparations de potion qui se font en quelques clics de souris, mais bel et bien les informations « inédites » proposées par Rowling. Alors que la controverse grossit au sein du monde magique au sujet de l’encyclopédie qui serait en cours de rédaction par l’écrivain, ce site Internet représente une nouvelle étape dans l’ouverture de notre monde aux Moldus. En effet, Rowling l’écrit dans la FAQ de son site personnel : « Je promets depuis longtemps une encyclopédie sur le monde d’Harry, et j’ai commencé à travailler dessus – une partie constitue d’ailleurs le nouveau contenu de Pottermore. »

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