Archives de Catégorie: La problématique « Harry Potter »

La nouvelle provocation de J.K. Rowling

Le 12 septembre 2013, un nouveau scandale a frappé la communauté magique. Et une fois de plus, la romancière Mme Rowling en est l’épicentre. Associée à la société de production cinématographique moldue, Warner Bros, celle-ci a accepté d’écrire le scénario d’une nouvelle série de films basés sur le monde magique. Il n’est plus question ici de Harry Potter mais d’un éminent sorcier que nous connaissons tous depuis nos premiers jours d’école : Newton Scamander. Il est plus connu en France sous le nom de Norbert Dragonneau. Son histoire mérite un bref rappel.

Le parcours remarquable d’un amoureux des bêtes

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Après des études dans la maison Poufsouffle à Poudlard, Newt a rejoint le ministère de la Magie au département de contrôle et de régulation des créatures magiques, dont il gravit rapidement les échelons jusqu’à la mise en place du Registre des loups-garous en 1947 et l’interdiction de l’élevage expérimental en 1965. C’est sa mère, éleveuse d’hippogriffes de compagnie, qui lui a transmis sa passion pour les animaux fantastiques.

Cet intérêt est remarqué par l’éditeur de la maison Obscurus, qui lui demande de s’atteler à la rédaction du manuel scolaire Vie et habitat des Animaux Fantastiques, publié pour la première fois en 1927. Celui-ci fait toujours référence dans nos écoles de magie, grâce à une actualisation régulière du contenu, et a même été publié au sein du monde moldu en 2001. Cela a d’ailleurs provoqué des controverses au sein du monde sorcier, mais Mme Rowling a assuré que les Moldus pensaient l’œuvre comme étant sienne. Pour éviter d’être accusée d’enrichissement sur le dos d’autrui, les bénéfices sont reversés à une association caritative.

Les dessous de l’adaptation cinématographique

Il semblerait que la famille Scamander ait donné son accord pour une adaptation de sa vie au grand écran moldu, à condition que Mme Rowling assure l’écriture du scénario. De cette manière, la famille conserve un droit de regard sur l’adaptation qu’elle n’aurait pu obtenir si la Warner Bros était seule aux commandes. Cette société américaine ignore tout de la réalité de notre monde et le voit plutôt comme un coup de génie marketing qu’il convient de ne pas laisser filer.

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Pottermore : Des craintes fondées ? 1ère partie

Dans mon précédent article du 14 avril 2012, les enjeux du site Internet interactif Pottermore avaient été mis en avant ici même. Comme promis, votre fidèle journaliste s’est empressée de s’y inscrire afin de l’explorer et d’en évaluer les dangers. La réponse ? Aucun danger réel n’est visible et l’accord avec le Ministre de la Magie semble avoir été respecté… Seulement, il n’y a que le premier tome qui soit actuellement en ligne et il n’est donc pas possible d’évaluer l’impact total.

La question du fichage

Tout d’abord, pour s’inscrire, il faut remplir quelques données personnelles, ce qui fait vaguement penser à un fichage informatique des utilisateurs. Selon mes sources, la demande était double. D’abord, pour des questions marketing (ce qui concerne plus les Moldus que nous autres) mais également… pour des questions politiques. En effet, le Ministère de la Magie aura accès à cette liste. Pourquoi ? Pour des raisons statistiques, selon un représentant du département de Communication magique du ministère de la Magie française. Chaque ministère aura en effet une liste des inscrits dans son propre pays.

Des raisons statistiques, vraiment ? Pour l’association PVP (PotterVie Privée), il s’agit d’un scandale. Pour eux, l’entreprise de fichage, loin d’être purement statistique permettrait aux dirigeants en place de prendre connaissance des sorciers favorables à une révision du Code International du Secret Magique et de les surveiller dans leurs agissements. Le Ministère dément. Affaire à suivre donc…

Un réseau social ?

Une fois donc que l’on est considérés magique – quelle surprise… ! – l’on accède à la page principale de Pottermore.

Page d'accueil de Pottermore

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Pottermore : Retour sur une bataille judiciaire

Logo Pottermore

Après des années de bataille judiciaire avec le Ministère de la Magie outre-Manche, J.K. Rowling a réussi à ouvrir, ce matin au grand public, sa plate-forme interactive sur l’Internet : Pottermore. Ce site se veut une prolongation de « l’expérience Harry Potter » débutée avec les romans, en permettant une participation des fans. Ainsi, ceux-ci pourraient découvrir des éléments exclusifs sur chacun des livres de la saga à travers des dessins inédits, des jeux, des commentaires de l’auteur, afin de s’immerger dans l’univers de la magie. Cela vous paraît banal, peu digne de l’intérêt de la justice magique ?

« Une infraction grave et éhontée du Code International du Secret Magique »

Ce qui a posé problème aux juges du Magenmagot ne sont pas les quelques représentations des scènes des livres « Harry Potter », ni les duels ou les préparations de potion qui se font en quelques clics de souris, mais bel et bien les informations « inédites » proposées par Rowling. Alors que la controverse grossit au sein du monde magique au sujet de l’encyclopédie qui serait en cours de rédaction par l’écrivain, ce site Internet représente une nouvelle étape dans l’ouverture de notre monde aux Moldus. En effet, Rowling l’écrit dans la FAQ de son site personnel : « Je promets depuis longtemps une encyclopédie sur le monde d’Harry, et j’ai commencé à travailler dessus – une partie constitue d’ailleurs le nouveau contenu de Pottermore. »

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